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vendredi 12 septembre 2008

Changement d'adresse du blog

Maintenant, ça se passe ici:
www.tinuviel.fr/blog2
A priori www.tinuviel.fr vous y emmène directement, mais pour ceux qui ont enregistré dans leurs marque-pages l'adresse /blog, merci de mettre à jour!
Pour la syndication aussi, il va falloir se réabonner.
A bientôt!

mardi 24 juin 2008

スープカレー (soupe de curry)

Au Japon le riz au curry - qu'on appelle ici "kaléé laïssu" - est un plat extrêmement populaire.
En voici une variante, qu'on trouve dans des restaurants aux couleurs indiennes: la soupe de curry.
Le curry, liquide, est présenté dans un bol accompagné d'une assiette de riz. On choisit les ingrédients à rajouter au curry selon ses goûts: légumes divers, algues, viande, poisson, œuf...



On décide également du caractère plus ou moins épicé du plat. J'ai choisi le curry le plus à gauche sur l'échelle de piquant, niveau 1, sachant que cela va jusqu'à 40... Ce curry "pour enfant" était juste ce qu'il me fallait! Je n'ose imaginer ce que doit être le haut de l'échelle, tant pour le palais que pour l'estomac...



jeudi 5 juin 2008

Bonnes moeurs

En ce moment dans les couloirs du métro tokyoïte des affiches rappellent aux usagers les activités à éviter dans les transports en commun: passer des appels depuis son téléphone portable, laisser des déchets sur les sièges... Parmi ces affiches, une m'a quelque peu surprise. Elle invite à se maquiller chez soi plutôt que dans le métro.



C'est donc mal de se maquiller en public? Hormis le risque pour le principal intéressé de se retrouver avec un crayon dans l'œil en cas de freinage brutal du train, je ne vois pas ce qu'il y a de gênant dans cette activité prisée des jeunes japonaises qui appliquent désespérément couches sur couches de mascara pour faire apparaître des cils inexistants. C'est même assez amusant à observer en fait.

mercredi 28 mai 2008

Pause-déjeuner

De nouveau un petit tour dans les jardins du palais, version estivale. A Tokyo cette année il n'y a pas vraiment eu de printemps, on est passé directement du froid au chaud, et la météo reste très instable: un jour on se croirait en plein mois de juillet, le lendemain il pleut des cordes!
Mais lorsque le soleil pointe ses rayons, je profite des pelouses impériales :)



Aussi étonnant que cela puisse paraitre, parmi les nombreux salarymen qui travaillent dans le coin, peu profitent de l'endroit pour déjeuner. Ils préfèrent s'entasser dans les restaurants climatisés! Mais les ouvriers présents dans le parc ce jour-là étaient eux sur la même longueur d'onde que moi.



Je me dis que rien que pour pouvoir déjeuner dans de telles conditions, ça valait le coup de venir travailler à Tokyo ^_^

jeudi 22 mai 2008

La vie en rose

En avril au Japon, pendant à peu près deux semaines les cerisiers fleurissent et tout le pays se pare d'un beau dégradé de rose. Progressivement les fleurs s'envolent en une pluie de pétales, et les japonais ont pour coutume de pique-niquer et trinquer sous ces arbres pour célébrer l'arrivée du printemps.



Préoccupée par les modalités de mon court retour en France, je suis un peu passée à coté cette année. Comme mieux vaut tard que jamais, je vous en fais part maintenant! Mais bien que cette période, "hanami" en japonais, soit renommée à l'étranger je lui préfère personnellement les vermillons des érables en automne: j'espère que certains d'entre vous auront l'occasion de passer me voir vers octobre pour profiter du spectacle. Tout comme les cerisiers c'est très éphémère alors il faut bien tomber!

mercredi 14 mai 2008

Macha gourmand

Le macha (à prononcer "matcha"), c'est le thé vert japonais, celui de la cérémonie du thé dont je vous avais parlé l'année dernière et qui en fait de thé m'évoquait plutôt une drôle de soupe aux légumes. Hé bien le revoici en version sucrée, plus adaptée à nos palais occidentaux.

Je vous montre tout d'abord des desserts proposés par une chaîne de salons de thé originaire de Kyoto qui prospère sur le thème "tout macha": le macha-milk i.e. un thé vert au lait sucré, et le parfait au macha. Ce dernier ne sera pas sans vous rappeler un billet précédent - c'est le même concept mais en plus raffiné, plus petit ^^, et avec des ingrédients japonais. La glace est au thé vert, il y a des fraises dessus et des morceaux de banane cachés dessous. La tâche marron à gauche c'est de la purée de haricots rouges, et il y a à droite des boules blanches que je n'ai pas su identifier. Un délice!



Et puis, plus bas de gamme mais qui se laisse manger aussi, le Mac Flurry de chez l'ami Ronald, au thé vert et à l'oréo...



Entre les deux, je citerais la version Starbucks du macha milk, à déguster chaude ou froide.
Décidément ces derniers temps je ne vous parle que de desserts, ça devait me manquer! J'en profite pour remercier David pour le pain perdu maison et vous confirmer que les "French toasts", c'était bien du pain perdu :)

mercredi 23 avril 2008

26 ans

Cette année j'ai fêté mon anniversaire à la tour de Tokyo, qui ne sera pas sans vous rappeler un certain édifice parisien de renom... Toutefois, comme les japonais copient toujours en améliorant, elle est un petit peu plus haute.


Malgré le temps pluvieux (il l'a d'ailleurs été d'un bout à l'autre de la journée), la vue était jolie. Un grand merci à tous ceux qui m'ont souhaité un bon anniv, que ce soit par mail, téléphone, carte ou colis (Olz&Orz vous avez assuré hein ^^)!


J'ai soufflé mes bougies (deux représentatives, on a fait avec les moyens du bord!) sur ce qu'ils appellent ici des "French toasts": du pain type baguette grillé juste en surface avec je pense du beurre et du sucre, le tout recouvert de glace à la vanille, miam :)!


mercredi 16 avril 2008

Parfait géant

Dimanche soir j'étais invitée à un sympathique rassemblement autour de glaces géantes (☆。☆)! On était une vingtaine répartis par groupe de quatre ou cinq, j'étais la seule non-japonaise ^^' Du coup j'ai du répondre à beaucoup de questions, avec des échanges du type:
jap1: Et Rome, c'est en France?
Tinu: Non c'est en Italie.
Jap2: Et "cappricciosa" c'est du français?
Tinu: Non, c'est de l'italien...

ou encore:
jap1:(à moi) OK?
jap2: Mais non "ok" c'est de l'anglais, t'es bête! On dit comment "ok" en français?
Tinu: Ben euh... si si "ok" ça va...



Et voilà la bête, impressionnant hein :)?


Les japonais ne mangent traditionnellement pas très sucré, mais quand ils s'y mettent ce n'est pas de la demi-mesure! Pour un peu on se serait cru aux États-Unis. Quoique non, aux États-Unis, ça aurait été une glace par personne plutôt que par table peut-être :D? Là à quatre c'était pas si terrible que ça à liquider, et très convivial.

mardi 1 avril 2008

Kotatsu

Avant que je ne le transforme en simple table basse puisque la période de grand froid semble être révolue, je vous montre ce magnifique objet japonais qu'est le kotatsu. Il se présente comme une petite table donc, mais à laquelle est intégré un système de chauffage. On intercale un futon (couette) entre la partie basse et la plaque constituant le dessus, ce qui permet de conserver la chaleur sous la table. Le tout une fois branché, il ne reste plus qu'à glisser ses jambes sous le futon pour pouvoir bouquiner, manger, étudier ou autre les pieds au chaud.


C'est agréable en hiver, en plus de l'air conditionné. Le printemps arrivé, on peut ou bien le remiser dans un coin (les pieds de la table sont pliables, je pourrais le poser contre un mur par exemple) ou bien retirer le futon pour en faire une simple petite table comme c'est mon intention.

samedi 8 mars 2008

Déjeuner chez l'empereur

Les beaux jours étant de retour, avec ma collègue nous avons décidé de déjeuner au kôkyo, le palais impérial japonais, ou plus exactement dans les jardins qui l'entourent. Si la résidence de l'empereur n'est bien entendu pas accessible, il y a une bonne partie des jardins qui est ouverte au public, le tout formant un grand parc en plein milieu de la ville (pour ceux qui peuvent jeter un oeil sur la carte du métro de Tokyo, la tâche verte au centre c'est le kôkyo). Et comme mon entreprise se trouve à cinq minutes, ça serait dommage de ne pas en profiter!


Ni une ni deux, nous voilà posées sur une grande pelouse encore jaunie mais au soleil, et je vous présente ma collègue, ici entrain de manger son mac-crevettes...


En ce qui me concerne pour mon premier MacDo depuis mon arrivée à Tokyo j'ai opté en bonne française pour le cheeseburger, mais avec en lieu et place du coca de la soupe au maïs (comme autre choix marrant de boisson il y avait aussi le thé à l'hibiscus...).


C'était un drôle de mélange des genres, et l'on éprouve une impression étrange teintée d'une certaine euphorie à être assis au milieu de ce grand espace vide entouré de buildings, îlot de traditions qui résiste à la modernisation; en se promenant dans les allées on peut épier entre les buissons la garde impériale s'entraînant au kendô, et des airs de shakuhachi ou de shamisen provenant d'une école de musique parviennent aux oreilles attentives.

Le temps de jeter un dernier regard aux fleurs de prunier et c'est la fin de la pause-déjeuner, il est temps de retourner devant mon ordinateur, l'esprit tout de même ressourcé par cette petite incursion dans le domaine impérial.


mardi 4 mars 2008

Neige et kanjis

Je continue ma progression dans le temps, et nous voici début février, un dimanche matin. Parce que j'ai eu la bonne idée de nous motiver ma coloc et moi à nous inscrire à un nouvel examen de japonais - oui je sais je suis un peu maso, comme ma coloc n'a pas manqué de me rappeler tout au long de cette journée - au lieu de faire la grasse matinée au chaud à la maison, nous nous sommes retrouvées à marcher dans la neige (cf photo) pour nous rendre à l'école où avait lieu l'exam en question.

Que ce billet ne vous induise pas en erreur: le Japon n'est pas un "Pays de neige", ou tout du moins pas du côté de Tokyo. Ici il neige dans les mêmes proportions qu'à Paris, c'est-à-dire peu et pas souvent.

Parlons maintenant un peu de l'examen: il s'agissait du kanji kentei. Contrairement au Japanese Language Proficiency Test (JLPT) précédemment mentionné sur ce blog et qui évalue le niveau des non-japonais en lecture, vocabulaire, grammaire et compréhension écrite/orale, le kanji kentei s'adresse plutôt aux japonais et ne concerne que les caractères sino-japonais qu'on appelle ici "kanji". Disons que le premier, c'est un peu comme le TOEIC pour l'anglais, alors que le deuxième, c'est comme si la dictée de Bernard Pivot était institutionnalisée en examen national avec plusieurs niveaux, de l'école primaire jusqu'à l'université. Les japonais peuvent passer cet examen librement pour tester et justifier de leur niveau en "orthographe" (lecture et écriture des caractères); il y a trois sessions organisées chaque année et 10 niveaux, le niveau 10 étant le plus faible et le 1 le plus fort.


Les étrangers peuvent aussi passer ce test bien sûr, sauf que si les japonais de notre âge passent le niveau 2 ou 1, ma coloc et moi nous sommes inscrites pour le niveau 8... Conséquence immédiate: sur le chemin menant vers le centre d'examen et dans le centre d'examen proprement dit nous étions entourées par une ordre de gamins japonais qui nous montraient du doigt à leur père ou mère avec des commentaires du style: "maman maman regarde il y a des étrangères qui passent le test, elles sont au même niveau que nous?", le tout accompagné de force regards critiques et sourires narquois >_< !!!

Et le pire, c'est qu'on ne va même le réussir ce niveau 8, enfin en tout cas moi je n'y compte pas. La partie lecture ne s'est pas trop mal déroulée, ordre et comptage des traits non plus, mais par contre l'écriture... Les kanji c'est un peu comme les visages des gens, pour beaucoup quand on les voit on les reconnaît, mais pour s'en souvenir de mémoire en détails, c'est une autre histoire... Et le fait est qu'à force d'utiliser l'ordinateur pour écrire en japonais, on ne sait plus écrire au crayon. C'est d'ailleurs un problème que les japonais rencontrent également, à un niveau autre que le notre bien entendu: si à la fin du cycle scolaire la plupart d'entre eux peuvent passer le niveau 2 sans souci, après des années à ne plus écrire qu'à l'ordinateur (emails, traitements de texte...) ils oublient comment tracer les caractères compliqués, et bon nombre d'entre eux doutent de pouvoir réussir le kanji kentei!

La prochaine session a lieu en juin, je compte bien prendre ma revanche sur ces sales gosses nippons hé hé >:D, et d'ici là je peux m'entraîner grâce au jeu "kanji kentei" sur DS ^^!

mercredi 20 février 2008

Ma petite entreprise

Il est temps - grand temps ^^' - pour moi de vous parler un peu de l'endroit où je travaille.
Pour ça je vais faire un petit retour au mois de décembre, où a eu lieu la fête de fin d'année de l'entreprise. Les bonenkai (fêtes de fin d'année) sont en effet incontournables ici, et notre petite entreprise n'y a pas coupé: un mercredi en fin d'après-midi tout le monde s'est rendu dans un bistrot français où l'on avait réservé. Le "tout le monde" étant constitué des 25-30 personnes du bureau tokyoite, plus les 8-10 isolés à Osaka, Nagoya ou Sapporo.
Voici donc une photo de groupe prise lors de la bonenkai :


Sympa, non? Ce que j'apprécie dans mon boulot actuel, c'est que bien que faisant partie d'un grand groupe international, je travaille au sein d'une structure de type PME!
Le soir de la bonenkai, en gros de 18h à 20h on a porté un toast pour le changement d'année, puis on a mangé façon buffet en papotant. Certains se sont très rapidement enivrés - les japonais tiennent vraiment mal l'alcool, mais ça ne les empêche pas de boire beaucoup :)
Puis de 20h à 22h, on a eu droit au classique karaoke: pas grand chose à voir avec le karaoke à la française hein, ici on chante dans une petite pièce rien qu'à nous, assis autour d'une table en buvant et mangeant. Le catalogue comprend un nombre impressionnant de titres, des vieux classiques aux plus récents hits, tous genres confondus.
J'avais déjà fait des sorties karaoke au Japon l'année dernière, mais toujours avec une majorité d'étrangers. Là pour le coup hormis le boss et moi-même, il n'y avait que des japonais et ils n'ont fait que chanter en japonais toute la soirée... Il y avait ceux qui avaient bien bu et qui chantaient gaiement debout sur les banquettes, et ceux qui s'ennuyaient visiblement et avaient hâte de rentrer chez eux - mon boss notamment, qui ne parle pas japonais.


Enfin à 22h tout était fini, au Japon les soirées commencent tôt et finissent tôt, peut-être aussi parce que les trains cessent de circuler plus tôt qu'en France? A la fin du mois de décembre il y a eu une semaine de vacances pour tous, et au retour nous sommes allés en groupe au grand temple du quartier pour demander que la nouvelle année soit prospère pour l'entreprise! Il y avait d'ailleurs une foule d'employés d'autres entreprises qui attendaient leur tour au temple. On a acheté un genre de râteau avec un personnage étrange dessus qui trône maintenant dans un coin du bureau - bien dommage que je n'aie pas de photo à vous montrer! - et qui a un rôle de porte-bonheur.

Je termine par une photo prise depuis mon bureau. En réalité j'ai changé de place depuis, mais ça vous donne une idée du lieu. Des visuels de pubs en guise de papier peint, un peu petit (on va bientôt déménager, avec les embauches de cette année on est trop à l'étroit!), mais bien plus chaleureux que les grands open-spaces dans lesquels j'ai travaillé auparavant.


jeudi 31 janvier 2008

L'appart

Une visite guidée de l'appart donc, même s'il n'a rien d'extraordinaire.
Enfin quoique, l'architecture du bâtiment est un peu spéciale: bien qu'il y ait plusieurs étages, les portes de tous les appartements sont alignées au rez-de-chaussée. Ce qui fait que pour accéder à notre appart on laisse nos chaussures dans l'entrée minuscule et on monte un escalier raide et étroit (la photo de gauche est prise depuis le haut de l'escalier, on voit la porte tout en bas). L'escalier débouche sur la salle de séjour/cuisine. La porte qu'on voit à droite mène vers la chambre de ma coloc.


En face il y a comme un mini-couloir avec à gauche les toilettes et à droite la salle de bain, et qui débouche sur la porte de ma chambre, que voici.


Sur les photos précédentes on voit mon futon - hé oui ce qu'on vous vend comme un futon en France est en fait un futon posé sur un lit... car les japonais dorment à même le sol, sur un genre de couette épaisse. Pas étonnant que ça soit bon pour le dos.
J'ai acheté le futon et la table de chevet/mini-bureau à Nitori, un magasin type Ikea qui propose des meubles et objets pour la maison à des prix défiant toute concurrence.

De l'autre côté de la pièce, une coiffeuse (Nitori), entourée par la fenêtre et la "penderie". Le miroir c'est Nitori aussi. Les rideaux en revanche je les ai achetés dans un magasin un peu plus haut de gamme, pour avoir des motifs plus sympas (ces rideaux-là en l'occurence me rappellent l'album One Hot Minute des Red Hot, le rouge en moins).


J'achève le petit tour par une photo prise depuis la fenêtre de la chambre de ma coloc, et une autre depuis le perron de l'appart.


On est dans une zone résidentielle alors c'est très calme, mais en même temps à une station de métro il y a Ikebukuro qui est un des centres névralgiques de la ville, on n'est donc pas trop mal situé!

Notre résidence est toute neuve, on est les premiers locataires et par conséquent le logement est d'une propreté irréprochable. Par contre le fait d'habiter dans un immeuble récent n'améliore pas pour autant l'isolation qui tant sonore que thermique est déplorable. Je crois qu'il s'agit d'une constante dans la construction japonaise, même dans le super appartement d'avant on entendait le voisin éternuer comme s'il était dans la même pièce... La nostalgie des murs traditionnels en papier? Les japonais ne semblent pas connaître non plus le concept de chauffage central, et préfèrent réchauffer les pièces via appareil à air conditionné individuel. ça n'est pas très efficace, mais bref sur ces considérations je vous renvoie à cet article, auquel j'ai fortement adhéré, en particulier à l'époque où mon "aircon" ne fonctionnait pas...

lundi 28 janvier 2008

Nouvel an, nouvelle maison

Déménager au Japon, c’est… cher! De par chez nous on s’en tire avec en plus du premier mois de loyer une caution et des frais d’agence. Mais à Tokyo, où le prix du logement n'est pas loin du tarif parisien, il faut payer en plus du premier mois de loyer :
  • shikikin : la caution, s’élevant en général à deux mois de loyer, et qu’on récupère rarement entièrement au moment de partir même quand on rend l’appartement en bon état !

  • reikin : le « cadeau au propriétaire », le plus souvent deux mois de loyer, qu’on ne revoit jamais (évidemment, vu que c’est un cadeau…)

  • tesuuryou : les frais d’agence, un mois de loyer
Et voilà comment on se retrouve à devoir payer six mois de loyer d’un coup juste pour pouvoir déménager. Après il y a encore l’assurance, de l’ordre de 100 euros pour deux ans, et puis il faut acheter les meubles et l’électroménager…

Quand on est étranger, d’autres difficultés viennent s’ajouter à ces dépenses. Déjà, de nombreuses agences refusent dès le départ de louer à des étrangers. Ensuite, même quand on n’est pas refoulé d’office, l’agence vous fait bien comprendre que ça va être très difficile de convaincre le propriétaire de louer à un étranger… Le personnel des agences parle rarement anglais alors ne serait-ce que pour parvenir à cette étape du processus mieux vaut parler japonais ou se faire aider d’un ami/collègue japonais. D’ailleurs pour pouvoir louer au Japon il faut un garant japonais : il peut s’agir de son entreprise quand on a un visa business, mais quand ça n’est pas le cas (visa working holiday par exemple) et qu’on n’a personne pour se porter garant il faut passer par des entreprises spécialisées qui se portent garantes pour vous, moyennant finance bien évidemment… Et tout ça, ça représente une sacrée paperasse à remplir !

Mais comment s’en est-on sorti moi et ma coloc, me demanderez-vous…
Hé bien au final on est passé par une entreprise spécialisée dans la location d’appartements pour les étrangers à Tokyo ! Le staff parle anglais, et pas besoin de reikin ni de garant… Ben ça facilite drôlement les choses… Certes on vit reclus avec des étrangers et on n’a pas le charme des chambres à tatami et des salles de bain vieillottes comme vous pouvez les admirer sur les photos ci-dessous (on en a visité un paquet, des apparts comme ça!), mais ma foi on s’en remet :)




mercredi 2 janvier 2008

Joyeux Noël et Bonne Année

Cette année encore je suis au Japon pour les fêtes. A l'approche de Noël, les illuminations et décorations sont au rendez-vous, mais même constatation que l'année dernière: il s'agit plus ici d'une mise en scène romantique pour amoureux que d'une fête familiale! Encore que, dans les foyers japonais on se prend à manger de la volaille et du gâteau au réveillon.


Pour ma part, je me suis régalée de cuisine française tranquillement à la maison avec ma colocataire, un scénario que nous avons répété le 31 au soir - à Tokyo pas de compte à rebours, ni de feux d'artifices, les rues sont désertes! Alors autant rester chez soi plutôt que de grelotter dehors dans le froid à attendre minuit.
Le week-end avant Noël je suis tout de même allée à une Christmas Party organisée par une collègue, un grand classique en cette période de l'année: c'était sympa même si ça ressemblait un peu à une soirée dating vu le nombre de célibataires; il y aurait amplement de quoi écrire un billet sur les relations hommes/femmes au Japon!


Le 1er janvier, tradition oblige, un petit tour au temple. L'année dernière nous avions fait la queue des heures durant pour accéder au temple d'Asakusa, un des plus connus à Tokyo. Cette année nous lui avons préféré le temple de notre quartier où la file d'attente était beaucoup plus raisonnable...
On jette quelques pièces dans le réceptacle prévu à cet effet et on fait sonner les cloches dans la foulée en priant pour l'année à venir. Et puis on tire au sort un omikuji, qui nous donne une idée de ce qu'elle nous réserve, cette nouvelle année... J'ai pioché un "daikichi", la meilleure prédiction, hé hé ^^ Je suis d'autant plus satisfaite que l'année dernière j'avais eu une prédiction pourrie :)


Dans l'enceinte du temple il y a des stands qui vendent des objets religieux, mais aussi des jouets pour les enfants, ou des takoyaki - ces petites boules qui cachent au milieu de la farce un morceau de pieuvre ;-) L'ambiance est assez festive, d'autant plus que le ciel est bien bleu.


Pour la suite, je finis mon déménagement et je vous conte la grande quête du logement. Bonne année à tous (^_^)/!